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Delirious, tonitruant Bacchanale by Marlene Monteiro Freitas at La Comédie

Après une étonnante attente dans le corridor de La Comédie, nous sommes accueillis par des bruits stridents: des sifflets. Qui sifflent sur nos têtes comme autant de serpents sopranos déchaînés. Des hommes en blancs des femmes étrangement grimés s’agitent et frénétiquent des spasmes, éructent des cris tandis que des trumpetistes en chaussettes blanches tentent l’ordre dans le désordre.

On is stunning. La fête est commencée et on n’a ni le costume ni le thème. Pourtant c’était dans le titre!
Il référence à Euripide, l’histoire est easy: Dyonisos est un des fruits adultérines de Zeus. Sa particularité de él est d’être né non d’un ventre de femme mais de la cuisse de Zeus. Il est le fils de son pere de él et c’est cette paternité qu’il veut faire reconnaître. Il veut qu’on lui consacre un culte. Dyonisos est entourée de femmes – souvent representées d’un voile – et ces femmes se livrent à leurs pulsiones -dirait Freud qui n’était pas né du temps d’Euripide. La pièce vintage est une tragédie, celle d’une vengeance: Un demi-Dieu qui obtienra le delire fou d’une horde de femmes qui finissent par dépecer de la chair humaine. Surtout, l’une d’elle, triomphante, aura occis are propre fils de ella et ne s’en rendra compte qu’après une scène de reconnaissance atroce.
La purge opérée dans la pièce d’Euripide est littérale: purge des corps et purge de ceux qui s’opposaient à Dyonisos.

Le prélude pour une purge by Marlene Monteiro Freitas is a lecture à la fois littérale et personelle de la piece d’Euripide

Littérale automobile les danseurs/performeurs font ce qu’ils disent et disent ce qu’ils font. Une Bacchanale n’est pas un exercice métaphorique, il n’y a rien à interpreter; jouir c’est jouir, boire c’est boire, chanter c’est chanter, danser c’est danser. Ce qui est littéral est poussé à saturation, no restrict, il ne s’agit pas d’être bercé par l’outrance mais dérangé, gêné jusqu’à emportement.

Bien sûr, il ya eu des départes au cours du spectacle: l’excès, ce n’est pas la sobriété, l’abondance ce n’est pas la précarité et il ya quelque selected d’animal que certains spectateurs ne sont pas – encore – prêts à reconnaître… en eux. Un movie va déloger la moitié d’un rang: celui d’un accouchement filmé en noir et blanc. Marlene Monteiro Freitas refused the literal title of Euripide’s piece. C’est le passage central de la vengeance de Dyonisos pour être reconnu comme celui qu’il est. Marlene Monteiro Freitas to reverse the motif. A l’hybris (démesure) du filicide elle a transposé l’hybris of the vie La naissance, la capacité à procréer est bien la démesure de la femme. C’est un second de grande beauté. Sure on and consent. Remark peut-on oublier que nous sommes mammifères même assis dans un fauteuil rouge ? Evidently the joie d’être has turn out to be a police bagpipe.
Ce qui devient personnel dans la proposition de la chorégraphe, c’est le tragique qui laisse le pas à une dyonisie contemporaine toute singulière. Ces fêtes are initially female, à la première pleine lune, les femmes se réunissaient en secrete, puis elles ont invité des hommes. Ensuite ces fêtes furent l’event de « purges » théâtrales. La fameuse catharsis pour purger les âmes et leur rendre une innocence premiere débarrassées de toute ardour. C’était une fête d’initiés. Properly, c’est parti en sucette, et ce fut l’orgie. Intercourse and wine. Rome a fini par traquer ces petites réunions privées.

Returning sotie, où les fous sont rois

Marlene Monteiro Freitas will carry out the ritual in tressant deux motifs: l’artwork des corps et l’artwork musical. Elle va tout utiliser : objets, masques, musique classique, rock, opera, chant, gestures mécaniques, trumpettes, tambour. L’objet phare c’est le lutrin. Le pupitre métallique aux capacités chorégraphiques inouïes. Cet objet si easy est réinterpreté en motifs infinis sous le regard amusé d’un Satie ou d’un Purcell. That is an absolute present.

Il faut voir le Tiresias, devin aveugle, qui tente de guider et de faire oracle dans le capharnaüm des hurleuses et des danseurs aux prizes avec cet instrument aux mille métamorphoses. Le grotesque est aussi une determine de renversement lords du carnaval, c’est d’ailleurs l’objet du début du roman de Hugo, Our Girl of Paris. Le Carnaval ce n’est pas un défilé, c’est une purge politique et sociale qui permet de transgresser un ordre, de le renverser. Ainsi Quasimodo de sa laideur de él devient la beauté et le roi.

Vol au dessus d’un nid de coucou

PhotoL Philippe

Sommes-nous dans un asile à plusieurs étages delimité par des bandes jaunes au sol? Limits toujours transgressées, pas de quatrième mur, les danseurs will dans le public à plusieurs reprises, parfois s’assoient et regardent aussi la fête à laquelle nous pouvons être initiés. The chaos is orchestrated with a dizzying minute. Au début du spectacle, on se demande pourquoi ceci, pourquoi cela, et on finit par arrêter de le faire. Qui se demande en pleine folie joyeuse pourquoi il a ri, désiré, dévoré, dansé et joui? (Parce que c’était bon ?)

On vole au-dessus d’un nid de coucous qui pépient et grognent leur contentement. On célèbre le vivant et sa démesure. Oui, des fesses grimées en personnage onirique von chanter, une bacchante va demand qu’on arrête cette «fucking music», a danseur/ satyre va ourler una danse orientale de ses hanches heureuses, un autre va chercher aussi ses undulations dans un flamenco furieux , et en acmé le Boléro.

Ravel ou l’apothéose libératrice

La demi-heure monte demi-heure comme un orgasme chorégrafique et musical. Within the introduction of Ravel’s Boléro, le silence et l’écoute témoignent de spectateurs rassurés: bon le Boléro, on connait, ça va peut-être se calmer ce fucking delirious Ben non. Et c’est heureux! Marlene Monteiro Freitas proposes an incroyable orgy explosion, où les bacchantes entament une danse assise et répétitive, the visage bientôt couvert d’un rouge symbolique, the musicians put on their blouses, the dancers épuisent leurs gestes dans la répétition des triolets qui comenent saisir nos bassins coincés dans le fauteuil spectateur.
Marlene Monteiro Freitas a refusé le tragique, la fatalité grecque, elle a choisi Nietzsche. Le philosophe élève la réaction wise au-dessus de tout, la tragédie est l’artwork whole, il est motion et pas seulement parole, il est mimique et pas seulement jeu de scène, Nietzsche met l’extase au chœur du tragique. An ecstasy sans morale, purely joyeuse, comme le savoir. Parce que c’est bon?

On ne drive pas à la joie, mais l’on peut la guider, suffit d’y consentir et ce spectacle-là, des lors qu’on y consent, rend joyeux.

Bacchantes 2 / Photo L. Philippe
Picture L. Philippe

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