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Deux courts métrages aux thematiques autochtones au competition Plein(s) Écran(s)

Les deux movies n’en sont pas à leurs premières présentations, et, selon les réalisateurs, ils ont fait le tour de la plupart des événements lies aux courts métrages depuis leur sortie.

sikiitua processus de presque 10 ans

En entrevue avec Espaces autochtones, the réalisateur Gabriel Allard-Gagnon explains that the réalisation of son movie sikiitu (Ski-doo in Inuktitut) a pris beaucoup plus de temps que prévu.

À la base, c’est une idee qui a germé en 2012-2013. In 2014, on acquiring the funds and on a filmed the courtroom métrage vers 2014-2015raconte le réalisateur.

Le movie raconte l’histoire d’Ali, a teenage Inuit fan of hip hop who lives in Ivujivik, a small arctic village où rien ne l’intéresse. Tous ses problèmes de él semblent se matérialiser dans la vieille motoneige de son pere de él, always en panne. Sa seule planche de salut de él: son de él idole de él, le célèbre rappeur Wealthy E. Murdochlit-on within the synopsis.

Lors de son premier voyage à Ivujivik, le réalisateur avait été marqué par la présence d’éléments de la South tradition. Les jeunes, surtout, écoutaient de la musique populaire, regardaient des movies américains et certains d’entre eux faisaient même du rap dans leur langue! Et ce, malgré leur mode de vie très inuit.

« On m’a expliqué à l’époque le phénomène d’acculturation qui touche particulièrement sure jeunes de la communauté, et ça m’a fasciné »

A quotation of Gabriel Allard-Gagnon

Plusieurs embûches sont toutefois apparues durante la réalisation du movie, avec le départ d’une producer, the issue of discovering good climate for les tournages et, surtout, des problèmes au degree de la translationajoute-t-il.

il m’a dit que personne ne parlait comme ça dans sa communauté, que c’était écrit comme une comptine pour enfants”,”textual content”:”C’est qu’au départ, le scénario a été rédigé en français, puis en anglais et, ensuite, je l’ai fait traduire en Inuktitut… Mais lorsque je l’ai fait lire à mon jeune acteur, Jusi Sala (qui joue Ali dans le movie et qui avait 15-16 ans à l’époque),il m’a dit que personne ne parlait comme ça dans sa communauté, que c’était écrit comme une comptine pour enfants”}}”>C’est qu’au départ, le scénario a été rédigé en français, puis en anglais et, ensuite, je l’ai fait traduire en inuktitut… Mais lorsque je l’ai fait lire à mon jeune acteur, Jusi Sala ( qui joue Ali dans le movie et qui avait 15-16 ans à l’époque), he m’a dit que personne ne parlait comme ça ça dans sa communauté, que c’était écrit comme une comptine pour enfants.

Ivujivik, the northernmost village of Québec

Photograph : Datawrapper

Jusi a donc tout réécrit, raconte le réalisateur. On a vraiment eu à cœur de faire in luck that the movie is nicely understood by the group, and that the completely different parts are lifelike […] On the finish, all of the extras come from the place, similar to the Ski-Doo! C’était un homme qui en avait deux identiques, do not un qui ne fonctionnait pas bien, qui nous les a fournis.

After the tour, the issues nonetheless remained and wanted correction in post-production, which drastically contributed to slowing down the method. At a sure second, the folks start to douter that the movie soit completed in the future, however on a remaining réussi, in 2022clarify to the réalisateur.

An accueil au-delà des attentes

Lorsque le movie est sorti, j’étais surtout content material que ce soit fini, et je crois qu’après 10 ans, j’étais devenu beaucoup trop critique de mon œuvreexpresses Gabriel Allard-Gagnon.

Le movie a toutefois reçu a superb accueil, importante le Grand prix canadien lors de sa première diffusion au Pageant worldwide du courtroom métrage au Saguenay.

Ranging from Ivujivik, où il réside toujours, Jusi Sala expresses être content material du résultat du movie et d’y avoir participé. Ça permettra aux gens du Sud de voir un peu notre manière de vivre et notre traditionindicate-t-il.

Il serait prêt à se prêter de nouveau au jeu d’acteur, mais aimerait pouvoir le faire pour des movies ou des documentaires produit par des Inuit, et qui visent la transmission de connaissances détenues par les aînés de sa communauté.

We aren’t talking the identical language

For the réalisatrice d’origine ojibwee-crie Danika St-Laurent, this transmission n’a justament pas pu s’effectuer de manière traditionnelle, puisque sa mère a grandi loin de sa communauté et de sa tradition, en raison de la rafle des années 1960. Il s’agit d’un épisode sombre de l’histoire canadienne durant lequel plus de 20 000 enfants autochtones ont été enlevés à leur famille, entre 1951 et 1980, pour être adopted par des allochtones.

Un main tenant une aiguille pour enfiler des billes de couleur.

Danika St-Laurent effectuante de la broderie perlée, an autochtone artwork traditionnel.

Photograph : credit score picture: Pageant Pleins Écrans

Initially from the Muskowekwan commune, in Saskatchewan, his mère a été adopted by a white Québécoise household, like his sisters.

Additionally, j’ai grandi comme blanche, defined Danika. Je suis allée à l’école avec des immigrants italiens de deuxième ou troisième génération, et j’ai évolué bien loin des réalités et des cultures autochtones.

We aren’t talking the identical language.”,”textual content”:”Lorsque j’avais sept ans, j’ai reçu un appel de ma grand-mère biologique, qui s’est présentée comme tel. Je ne comprenais pas, j’avais déjà deux grand-mères, remark je pouvais en avoir d’autres? Elle m’a dit une phrase qui m’est restée en tête et dont je n’ai pas compris le sens à l’époque : We aren’t talking the identical language.”}}”>Lorsque j’avais sept ans, j’ai recu un appel de ma grand-mère biologique, qui s’est présentée comme telle, poursuit-elle. Je ne comprenais pas, j’avais déjà deux grand-mères, remark je pouvais en avoir d’autres? Elle m’a dit une phrase qui m’est restée en tête et dont je n’ai pas compris le sens à l’époque: We aren’t talking the identical language.

Nous parlions toutes deux anglais, mais elle parlait plutôt de nos référents culturels, qui n’avaient rien à voir, explique-t-elle. J’ai vraiment pris conciencia de toutes les réalités vécues par ma grand-mère durant mon cégep, que j’ai effectué au collège Kiuna, à Odanak.

L'affiche de l'institution en gross plan devant le bâtiment.

Kiuna is the second collegiate establishment located in an autochtone commune, the abénakise commune of Odanak. Elle proposes des profils adaptés aux autochtones cultures pour les étudiants du cégep.

Photograph : Radio-Canada / Luc Lavigne

Là-bas, j’ai tout appris sur les pensionnats, la rafle des années soixante, and many others. J’ai fait des travaux sur la rafle qui m’ont amenés à interviewer d’autres victims de la rafle, permettant de comprendre beaucoup mieux ce qu’ont vécu ma mère et mes tantesajoute-elle.

Plus late, alors qu’elle travaillait pour Wapikoni cellular, organisme qui go to les communautés autochtones pour donner des ateliers permettant aux jeunes de maîtriser des Outils applied sciences par la réalisation de courtes métragesshe surrenders compte qui n’y avait pas beaucoup de movies qui parlaient d’identité et de la rafle.

Elle a donc réalisé son premier movie, We aren’t talking the identical language, qui parle de son histoire de vie. Elle raconte are histoire personnelle de ella, tout en effectuante du perlage, un sort d’artisanat autochtone qui lui permet du même coup d’être liée à sa grand-mère biologique qu’elle n’a by no means met.

A robe rouge en perlage.

An instance of perlage réalisé by Danika St-Laurent.

Photograph : Rebecca Lazarenko

Souvent, once I go to my associates for a soirée, I m’assois dans un coin et je perle. raconte-t-elle. Comme ça je socialise, tout en faisant mes affaires […] My Québécoise household instructed me that I resemble my organic grand-mère, as a result of lorsqu’elle était venue will go to them, for lengthy intervals of time, elle faisait la même selected. Elle s’assoyait dans un coin de la maison pour faire son perlage de ella.

Je crois vraiment que mon perlage représente le lien qui m’unit à ma grand-mère et à mon identité autochtone, par extensionshe concluded.

Les courtes métrages sikiitu et We aren’t talking the identical language These will likely be introduced respectively on the twenty fourth and twenty seventh of January within the cadre of the Plein(s) Écran(s) competition. For consulter l’horaire : https://pleinsecrans.com/grille-horaire/.

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