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INTERVIEW – Elodie Gossuin engagée auprès de l’UNICEF : « Ça me rend meilleure parce que je relativise »

Elle-même mère de quatre enfants, elodie gossuin n’a pas hésité lengthy temps lorsque l’UNICEF lui a proposé de comerir son ambassadrice au niveau nationwide. Ces dix dernières années, l’ancienne reine de beauté s’est investie dans la promotion de campagnes, axées sur le droit à la santé et à l’éducation des enfants, plus particulièrement des petites filles. En parallele de son rôle de porte-parole de ella, elle s’est plusieurs fois Rendue sur le terrain With the intention to confirm par elle-même les progrès, redus posibles grâce aux packages mis en place par l’UNICEF. Undoubtedly, she a my cap vers Djibouti, a rustic located south of the Corne de l’Afrique, to impact a brand new mission humanitarian. À l’event de la journée internationale de l’éducation célébrée ce mardi 24 janvier, Elodie Gossuin a évoqué son engagement after Gala.fr.

Gala.fr : What precisely does your function as ambassador of UNICEF include ?
elodie gossuin
: C’est déjà être porte-parole, donc utiliser le fait de pouvoir m’exprimer dans les médias, d’avoir cette likelihood, d’y travailler aussi, de pouvoir faire des appels aux dons, au bénévolat, de me déplacer en mission with a media resonance. Sur place, ça permet de créer du réseau et que les personnes que l’encontre soient mieux entendues, que ce soit de la half des associations partenaires, des mécènes ou des gouvernements. Mon rôle, c’est de pouvoir faire passer les messages et de jouer by way of public relations pour les choses évoluent. Et puis, tant que porte-parole, je vais verde ce qu’on fait à longueur d’année en France et sur le terrain.

Gala.fr : À quelle frequence vous rendez-vous sur le terrain pour l’UNICEF ?
elodie gossuin
: Pour être honnête, on attendait avec impatience de pouvoir repartir. Ces denières années, on a eu plusieurs missions annulées à trigger du Covid, soit en termes de sécurité, puisque c’est quand même avec l’ONU, soit en raison de la pandémie. La dernière fois, c’était en Mauritanie.

Gala.fr : You might be at present in Djibouti for a brand new humanitarian mission. What does-t-elle include?
elodie gossuin
: On s’est déplacés très loin à la frontière éthiopienne, dans un village, pour voir la mise en place d’accès à l’eau potable qui a été completely financée par l’Union Européenne et l’UNICEF. Avant, c’était un rôle dévolu particulièrement aux petites filles, aller chercher l’eau très loin le matin comme le soir, et rien que ça, ça les empêchait d’aller à l’école. Donc la, la vie change.

Gala.fr : Quel versa avez-vous fait en vous rendant sur place ?
elodie gossuin
: On a vu tous les progrès qui ont été faits ces dernières années. Connaît les conséquences de la pandémie en France, mais peut-être un peu moins dans le monde. Avant la pandémie, il y avait en gros un enfant sur deux qui arrivait globalement à lire forward ses dix ans, là on est à un sur trois. Within the domaine de l’éducation ici, there’s already a preschool degree that stands at 12%. For instance, they’re 98% à aller en primaire, sauf qu’il n’y a que 70% qui finissent le primaire. Le probleme majeur reste, comme partout dans le monde malheureusement, l’accès à l’éducation pour les filles. Il ya plein de problèmes liés à ça. In fonction des pays, marriages or precocious grossesses suggest an arrêt de la scolarisation. In rural milieu, on is à 27% of taux de mariage des enfants…

Gala.fr : Aujourd’hui, combien d’enfants n’ont-ils pas encore accès à l’éducation ?

elodie gossuin : Je n’ai pas de chiffre précis, parce que ça a été vraiment bouleversé avec les des nières crises. Mais je sais juste que c’est en web recul. Afterwards, I additionally see who’s my en place de très positif. Si j’ai pu verstater ce qui a été fait en termes d’accès à l’eau, il ya aussi l’école qui vient d’être achevée dans un des villages où nous sommes allés. Dans le second village, il n’y a pas encore l’accès à l’eau, mais l’école est en construcción.

Gala.fr : Remark s’établit le dialogue une fois sur place ?
elodie gossuin
: Généralement, j’ai toujours beaucoup plus d’appréhension avec les sages du village, les cooks, les patriarches en général. Mais depuis que je suis la, je suis bluffée par la liberation de la parole. Il ya une vraie évolution, parce que ça fait partie de l’éducation d’aujourd’hui. Honnêtement, je me rends compte que partout et pour tous les sujets, il n’y a que l’éducation qui soit la clé de la liberté, de l’évolution et de la prévention. Dans le cadre de this mission, on a pu parler librement avec toute la communauté, c’est-à-dire hommes, femmes, jeunes filles, de mariages précoces, de mutilations génitales, d’accès à l’éducation. Right here, you’re with a baby who got here to acquire his license in trendy letters. Il ya aussi de bons examples. Tout ça pour dire qu’il ya des efforts considerables qui ont été faits et c’est constructif. Franchement, ça advance.

© Benjamin Decoin

Gala.fr : What’s the mission la most marquante ? Et pour quelles raisons?
elodie gossuin
: It is troublesome for this goal to look prefer it’s encore to Djibouti, I’ve a claque. On en parle peu de Djibouti qui est un petit pays. In termes de chiffres, when on talking of the famine within the Corne de l’Afrique, on talking of Somalia or Kenya. Donc je ne savais pas à quoi m’attendre et je ne pensais pas qu’il y avait autant de ruralité, de toutes petites communautés loin de tout et de sans rien. Forcément, ma première mission a été un choc, mais j’ai started par visiter des écoles ou des facilities de santé pour comprendre la logistique de l’acheminement des vaccins de l’UNICEF. Là, je suis plus dans tout ce qui progresse dans le pays. However je vois aussi tout ce qui manque, donc c’est assez complicé. Mais ça évolue parce que tout le mundo est à l’écoute et travaille dans le même sens.

Gala.fr : Remark abordez-vous ce rôle avec vos propres enfants ?
elodie gossuin
: C’est drôle parce que j’ai eu mes enfants au second du petit-déjeuner. Ils allaient à l’école et ils me disaient : ‘Oh là là, on ne s’est pas reposés ce week-end, on n’a pas envie d’y aller, and so on’. J’étais en vidéo sur WhatsApp avec eux et je crois que c’est la meilleure réponse, de voir dans quelles circumstances certains enfants reveraient d’aller à l’école, ou vont à l’école mais dans des circumstances pas toujours faciles, et de voir quelles sont leurs circumstances de vie en général.

Gala.fr : Est-ce qu’ils ont consciencia que tous les enfants n’ont pas les mêmes droits en fonction des pays ?

elodie gossuin : Oui, it appears that evidently I learn in dialog after a very long time. Me sur les premières missions, j’échangeais déjà avec eux depuis des facilities de santé, je leur montrais l’accueil de jeunes filles mineures, des droits de femmes pas toujours appliqués ou difficilement relevant. Même encore aujourd’hui, leur montrer que l’école n’existait pas dans ce village, que les jeunes filles n’y ont pas accès et que cuand tu n’as pas accès à l’éducation, c’est tout ton avenir qui est plus qu’unsure. Ils en ont pleinement conciencia, notamment mas grande de 15 ans qui a tous les choix qui s’offrent à elle. C’est une inestimable likelihood, she elle peut faire les choix qu’elle veut, que ce soit professionnellement ou personnellement.

Gala.fr : Le fait d’être maman at-il joué un rôle dans votre volonté de vous engager pour l’UNICEF ?

elodie gossuin : Je pense, parce que notre premier contact s’est fait lorsque j’étais enceinte. Ils m’ont contactée avec un projet de faire-part de naissance solidaire, un peu comme les cartes de vœux de fin d’année. Je suis dit me que c’était une tremendous idée parce que cuand tu vien d’avoir un enfant, tu des ‘quitte à acheter des faire-parte, autant que ce soit pour l’UNICEF’. On a tellement échangé, ça a matché humainement, que je me suis proposee pour d’autres actions de communication. Et on n’a by no means ceased from travailler ensemble, notamment sur les droits des jeunes filles, avec l’accès à l’éducation et à la santé. Mes enfants sont sensibilisés à tout ça. I believed that my engagement leur fait du bien à eux, ainsi qu’à moi, à la maman que je suis. Ça me rend meilleure parce que je relativise.

© Benjamin Decoin

Gala.fr : Remark gérez-vous vos émotions lorsque vous êtes en mission ?
elodie gossuin
: Je n’arrête pas une seconde et je ne m’octroie pas le droit de decompresser sur place. Je rencontre beaucoup d’enfants, je chante avec eux, j’essaie d’apporter du sourire. On the identical time, j’évite de penser à quel a été leur passedé, pourquoi ils sont là, ce qu’ils ont pu traverser… Dans les villages, j’ai rencontré plein de bébés en malnutrition aiguë sévère. Il ya plein de moments où je sens que l’émotion monte, mais je ne laisse me pas aller. Ça craquera forcément à un second donné, mais pas devant ces enfants. Ça m’a été plus difficile ces derniers jours parce que j’ai rencontré plein de filles de l’âge de l’âge de mes grandes, qui sont compelled à develop into adultes alors que mes enfants sont encore naïfs, au lycée, à profiter de la vie. Donc là, ça devient plus dur, parce qu’il ya une vraie projection sur les miens. Quoi que tu fasses, tu as des photographs qui te viennent.

Gala.fr : Vous êtes mère de quatre enfants. Have you ever discovered the dysfunctions or the lenses which might be in schooling on the nationwide degree?

elodie gossuin : Globalement, je trouve que la prize en cost des enfants différentes, quelle que soit la différence, est très complexe. Tout merely looks like a trainer cannot cross, in a category of 35 boys, adapter are her program in perform des singularités de chacun. Ce qui est assez étrange aussi, c’est qu’en accompagnant mes enfants, j’ai l’impression que ce qu’ils apprennent et remark ils l’apprennent, c’est la façon dont j’apprenais il ya trente ans. Je trouve quand meme que c’est assez similaire sur les matières régaliennes. La creativité ou l’intérêt de l’toddler pour des domaines un peu différents sont difficilement pris en compte. Mes plus grands sont en seconde et il faut déjà qu’ils fasent des choix d’choice pour la première en leur disant que leur choix de spécialité de première, ils doivent les faire en fonction de l’école qu’ils veulent faire après le bac. Mais ils ne savent pas ce qu’ils veulent faire et ils ont le droit d’avoir des rêves plein la tête! Je trouve ça très complicé de suing à nos enfants d’être certains de ce qu’ils sont et ce qu’ils feront. After, on ne va pas se plaindre, ils ont l’embarras du choix. Tout est toujours relatif et rien n’est jamais parfait. Il faut ouvrir les yeux sur la likelihood qu’ont nos enfants d’être protégés, éduqués, soignés et aimés en France.

Gala.fr : The worldwide schooling day is well known on January 24. Quel message souhaitez-vous faire passer à ce sujet?

elodie gossuin : Je voudrais rappeler que l’UNICEF est présent dans plus de 190 países, que l’affiliation a présenté plein d’engagements auprès des gouvernements et tous ces engagements sont principalement liés à l’éducation. Si vous avez ship de consecrer un peu de temps, de vous renseigner, de donner aussi, en allant sur le website de l’UNICEF.fr, parce que je vois concrètement tout ce qui est fait et c’est fabuleux. Je sais que parfois, on ne despatched pas concerné quan c’est au-delà de ce qu’on connaît, de son pays ou de la vie de ses enfants, mais c’est necessary de s’implicer.

Picture credit: Benjamin Decoin

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